Je commence à avoir un bon listing d’expressions puantes sur la vente et la plupart du temps elles sont débitées par des personnes qui auraient bien besoin de s’en servir un peu plus.

Pourquoi selon moi ces idées reçues sont complètement pourries ?

Je vous donne 5 raisons qui j’espère vous feront changer d’avis sur le métier de commercial.

J’ai pas besoin de savoir vendre

J’entends ça tout le temps ! Et c’est une énorme erreur quel que soit votre secteur d’activité professionnel. 

Vous pouvez être médecin, ingénieur, chauffeur de bus et j’en passe ! 

Vous avez plus que quiconque besoin d’avoir des compétences dans la vente.

Pourquoi ? Me direz-vous, interloqué.

Si vous ne choisissez jamais le film au cinéma, que votre patron vous fait courir depuis des mois pour votre promotion tant méritée ou encore que votre banquier refuse de vous accorder un prêt.

Alors il serait temps de bousculer cette idée reçue et vous y mettre sérieusement.

En plus, la majorité du temps, vous ne vous en rendez même pas compte mais vous vendez naturellement un tas de choses, tout le temps, à tout le monde. 

Vous vendez à votre meilleur pote une sortie dans un restaurant branché. 

Vous vendez à votre partenaire la série Netflix que vous avez envie de regarder.

Et vous vous vendez à vous même l’achat dont vous rêvez depuis des mois.

Je suis même sûre que certains d’entre vous sont des vendeurs acharnés :

« Allez viens, je sais qu’on est en semaine, mais t’inquiète, ça te détendra avant ta réunion super-importante demain matin.

« C’était mon tour de choisir ! »

« Je l’ai bien mérité après tout, j’ai travaillé dur pour me le payer »

Alors sortez-vous de la tête que vous n’avez pas besoin de savoir convaincre, la plupart d’entre nous y arrivent très bien dans leur vie personnelle. 

Toujours aussi convaincu que la vente ne sert à rien ?

Ce n’est pas pour moi la vente

Je sais, il y a la Terre Entière et il y a VOUS, tout seul sur une île. 

Sans personne et sans aucune possibilité de quitter cette fichue île déserte.

Soyons sérieux ! Vous êtes normalement constitué, vous savez parler, avoir des interactions avec votre environnement.

Alors vous pouvez apprendre !!

Je ne dis pas que vous deviendrez un vendeur excellent en un claquement de doigt mais vous pouvez réussir à être bon.

Comme le « j’en ai pas besoin », le « C’est pas pour moi » est une excuse, je dirais même un mensonge éhonté que vous vous ressassez à longueur de journée.

Si bien que vous avez fini par croire vos propres bobards. 

Vous vous êtes vendu le fait que vous êtes nul pour vendre des produits et vous avez creusé la tombe de votre propre succès à grands coups d’excuses toutes plus pitoyables les unes que les autres.

Dire que vous n’aimez pas vendre et que vous y renoncez équivaut à dire :

Je ne souhaite pas séduire un éventuel partenaire

Je renonce à une évolution professionnelle

Je n’achèterai jamais de maison.

C’est bien dommage de se priver de tant de choses alors qu’il suffit de quelques efforts.

Vente = Manipulation


Là encore une bien belle idée reçue m…dique ! 

La définition de la manipulation est : 

une méthode délibérément mise en œuvre dans le but de contrôler ou influencer la pensée, les choix, les actions d’une personne, via un rapport de pouvoir ou d’influence. (source: wikipedia)

Sur la première partie de la phrase ça pourrait coller !

En effet, l’acte de vente est délibéré, le vendeur souhaite vendre son produit et c’est là, le but de votre contact avec votre prospect.

Vous souhaitez également influencer votre prospect dans ses actions et ses choix, pas de problème sur ce point. 

Mais…. Vous n’usez pas de votre pouvoir ou de votre influence !!!!

Vous ne mettez pas un flingue sur la tempe de votre prospect pour qu’il signe le bon de commande. 

Vous n’envoyez pas non plus un loubard casser la figure de votre prospect à chaque refus.

Alors avec l’époque moderne peut-être que vous êtes un influencer méga connu sur Instagram mais pour la majorité d’entre nous, notre influence se résume à notre cercle personnel (et encore !).

Clairement votre prospect n’est pas concerné dans le présent cas.

Donc par définition la vente n’est pas un acte de manipulation mais de séduction.

Est-ce que vous trouvez déloyal et manipulateur de vous parfumer avant un rendez-vous galant ? 

Est-ce que vous trouvez manipulateur de sourire pour demander un service à votre voisine ?

Est-ce que vous trouvez manipulateur de vous présenter bien habillé à un rendez-vous d’embauche ?

Non pour vous cela relève du bon sens ! Au contraire, vous essayez de vous montrer sous votre meilleur jour, d’être convaincant et de mettre toutes les chances de votre côté.

La vente c’est la même chose ! Essayez et écrivez-moi pour me donner vos résultats.

Pour vendre il faut avoir la Tchatche  

C’est typiquement ce que disent les personnes qui n’ont jamais rien vendu. Vous savez cette personne qui sait tout sur tout, qui a tout vu, tout entendu !  

Pourquoi je prends la peine de le mentionner, tout simplement parce que ce qui est néanmoins intéressant dans cette remarque, c’est l’opinion sur les vendeurs.

Contrairement à ce que l’on pense un bon vendeur n’est pas une personne qui parle bien, en tout cas, pas uniquement. 

Un bon vendeur c’est une personne qui a le sens de l’écoute et de l’analyse

Il est également nécessaire d’avoir de l’empathie et de reconnaître les émotions

Un bon vendeur, c’est quelqu’un qui regarde l’autre et qui décrypte ses besoins.

Et enfin, un bon vendeur est celui qui fait un cadeau à son acheteur quand il lui vend un produit.

Donc non tout n’est pas une question de bla-bla. Si vous parlez bien mais que votre discours est incohérent vos interlocuteurs s’en rendront compte très vite. 

Si vous parlez bien mais que vous vous fichez de votre prospect, vous ne tiendrez pas longtemps dans ce milieu.

Le succès de la vente repose sur la confiance que vous accorde votre prospect, mais également celle qu’il a dans votre produit et enfin dans votre entreprise

Si un de ces éléments n’est pas réuni, c’est le flop assuré !

Si vous voulez en savoir plus sur la méthode Straight Line mise au point par le célèbre Jordan Belfort alias le Loup de Wallstreet. Son dernier livre vient de sortir et c’est une pépite.

Il explique de façon bien plus détaillée ce principe de confiance en les 3 DIX.

Un vendeur doit savoir vendre n’importe quoi

Sur le principe cette affirmation se tient et si on la prend dans son sens premier, elle est juste.

En effet, une fois que l’on maîtrise les bases de la relation client et les techniques de vente inhérentes au produit, c’est possible de vendre n’importe quoi.

Mais entre nous ? Vendre n’importe quoi vous fait rêver ?

Pas vraiment, alors qu’est-ce que vous prendriez plaisir à vendre

Un produit qui vous rend fier pour une entreprise qui partage vos valeurs, vos convictions

Je pense qu’il y a moins de mauvais vendeurs que de mauvais produits ou de mauvaises entreprises.

Pour donner confiance en votre prospect, il doit sentir que vous êtes sincère

Que vous croyez sincèrement que c’est la meilleure solution pour vous et que vous-même vous l’utilisez dans votre quotidien.

Le prospect doit sentir que vous êtes aligné. Il sent les hésitations, le non verbal qui se cache derrière vos gestes et votre voix.

Si vous balayez au maximum ces actes parasites, vous semblerez naturellement plus charismatique et votre prospect vous écoutera avec beaucoup plus d’attention quand ce sera votre tour de parler. 

Ne vendez jamais un produit auquel vous n’avez pas foi.

Contrairement à ce que vous croyez la motivation financière est encore une duperie de votre cerveau pour vous faire accepter l’inacceptable.


Nous sommes tous tombés dans le panneau. Mon excuse à moi ressemblait à ça : « Oui mais il faut bien que je gagne ma vie » ou « Au moins c’est bien payé ».

Rappelez-vous s’il y a un doute, il n’y a pas de doutes.

Laissez-moi vous raconter une histoire personnelle. J’ai été recruté par une société qui vend des encarts publicitaires et touristiques à des mairies. 

Mon taf à moi, c’était d’aller voir tous les commerçants de la commune et de leur vendre un abonnement hors de prix grâce à des promesses fumeuses.

Au début, j’ai fait beaucoup de chiffre, j’ai atteint les objectifs dès le premier mois mais c’est le temps qu’il m’a fallu pour comprendre que ce que je vendais était une pure daube.

Qu’est-ce qui m’a mis la puce à l’oreille ?

C’était ce déballage de preuves et la sacoche noire tout en un pour avoir l’air important. Dès que le prospect refusait, il fallait brandir le précieux sésame, la lettre accréditée signée du Maire lui-même.

Et le baratin commençait sur d’éventuels retours, démarcation de la concurrence, visibilité pour les touristes (dans un bled de 1400 habitants).

L’objectif, repartir avec un chèque lui vendre n’importe quel emplacement, même de la taille d’une carte de visite mais vendre, vendre, vendre.

La manager qui me suivait me répétait à longueur de temps on ne leur vend pas un encart on leur vend une idée. 

Une idée !!! Vous voulez dire du VENT, ouais !

La goutte d’eau a été le jour où je m’apprêtais à arracher un chèque d’une pauvre commerçante d’une bourgade paumée au Nord de St Rémy de Provence.

J’avais suivi la procédure et débité mon baratin bien décidé à faire du chiffre.

Je n’avais jamais vu un endroit aussi désertique, elle devait être la seule boutique de vêtements à 15 km à la ronde. 

Alors sans déconner qu’est-ce qu’un emplacement sur le plan de la ville voisine allait lui apporter pour plus de 500€, les 3 ans, attention !! 

Comme si la population allait doubler en 3 ans.

Mais quand j’ai vu cette pauvre dame au bord du gouffre financier être prête à me lâcher son chèque d’une main tremblante. J’ai dit STOP !

Le plus pervers dans tout ça est que je devais délibérément me servir de sa détresse pour lui vendre mon emplacement avec des arguments comme  «  il faut communiquer pour attirer plus de clients.

La visibilité c’est très important…. » 

Elle aurait fini par me donner ses derniers sous, pleine d’un espoir qui ne se serait jamais produit.

Donc je suis partie, je suis rentrée chez moi et j’ai rédigé une lettre de démission.

Tout ça pour dire, ne perdez pas votre énergie à vendre n’importe quoi. Vous aurez peut-être un salaire à la fin du mois mais vous ne serez pas fier de vous ! 

Révélez votre potentiel avec une entreprise et un produit qui vous passionne.

C’est tout pour aujourd’hui, merci d’avoir lu mon article. J’espère que vous avez décidé d’abandonner vos préjugés si vous en aviez. 

Si vous êtes décidé à apprendre les bases de la vente mais que vous êtes perdu dans un océan d’informations.. 

Contactez-moi pour faire un point sur vos points forts et vos points d’améliorations, je serai ravie de vous aider à passer outre vos croyances limitantes et vos barrières personnelles.